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Newsletter et RGPD : que faire avec les pixels de suivi en 2026 ?

19 août 2026
6–9 minutes

Autrice :

Wendy BAQUE
Newsletter et RGPD en 2026 : que faire avec les pixels de suivi ?

Vous utilisez une newsletter pour développer votre activité ? En 2026, les règles concernant les pixels de suivi évoluent. Découvrez ce qui change avec les recommandations de la CNIL et les bonnes pratiques à adopter pour continuer à communiquer avec votre audience en toute transparence.

Vous utilisez une newsletter pour développer votre activité, partager vos actualités ou garder le contact avec vos clients ?

Alors vous avez probablement déjà regardé vos statistiques pour savoir combien de personnes ont ouvert vos e-mails, quels liens ont été cliqués ou quels contenus ont suscité le plus d’intérêt.

Ces données sont utiles pour améliorer vos newsletters. Mais elles reposent notamment sur des mécanismes de suivi qui sont désormais davantage encadrés.

En avril 2026, la CNIL a publié une recommandation consacrée aux pixels de suivi dans les courriers électroniques. Certaines pratiques nécessitent désormais le consentement préalable des destinataires, notamment dans le cadre du suivi à des fins marketing.

Alors, faut-il arrêter votre newsletter ? Heureusement, non.

Il s’agit surtout de comprendre ce qui change et de vérifier que votre outil d’e-mailing et vos pratiques respectent les nouvelles règles.

Newsletter et RGPD : pourquoi sont-elles concernées ?

Lorsque vous envoyez une newsletter avec une plateforme comme Brevo, Mailchimp ou MailerLite, vous pouvez accéder à différentes statistiques : ouvertures, clics, interactions avec vos campagnes…

Ces informations vous permettent de comprendre ce qui intéresse votre audience et d’améliorer vos prochains contenus.

Pour obtenir certaines de ces données, les plateformes peuvent utiliser des pixels de suivi ou des liens individualisés permettant de mesurer les interactions d’un destinataire avec un e-mail.

Le problème n’est donc pas la newsletter en elle-même.

C’est le suivi des comportements de vos destinataires qui doit être encadré.

La CNIL considère en effet que les pixels de suivi dans les courriels sont des traceurs et précise les conditions dans lesquelles leur utilisation nécessite ou non le consentement de la personne concernée.

Vous utilisez une newsletter mais vous ne savez pas exactement ce qu’elle suit ?

Avant de modifier quoi que ce soit, il est utile de comprendre ce qui se passe réellement lorsqu’un abonné ouvre ou clique sur l’un de vos e-mails.

Qu’est-ce qu’un pixel de suivi dans un e-mail ?

Lorsqu’elle est chargée, elle peut transmettre certaines informations à l’expéditeur ou à son prestataire technique. Elle permet notamment de savoir si un destinataire a ouvert un e-mail et, selon les dispositifs utilisés, de recueillir d’autres informations comme le moment de l’ouverture, le type d’appareil ou une localisation approximative.

Les plateformes d’e-mailing peuvent également utiliser des liens traçants pour mesurer les clics sur les liens contenus dans vos campagnes. La CNIL précise que ces liens ne sont pas directement couverts par sa recommandation sur les pixels, mais que les principes de conformité doivent également être pris en compte.

Ces outils peuvent être utiles pour améliorer votre communication.

Mais ils permettent aussi de collecter des informations sur les comportements individuels de vos abonnés. C’est pourquoi la transparence et le consentement sont importants.

Que change la recommandation de la CNIL en 2026 ?

La recommandation publiée par la CNIL en avril 2026 précise les règles applicables aux pixels de suivi dans les e-mails.

Pour certains usages, notamment les usages marketing, le consentement du destinataire est nécessaire avant de mettre en œuvre le suivi.

Ce consentement doit être distinct du consentement à recevoir les e-mails : une personne peut parfaitement accepter de recevoir votre newsletter tout en refusant que vous suiviez individuellement ses ouvertures ou ses clics.

C’est un point important.

Recevoir votre newsletter et accepter son suivi sont deux choses différentes.

La CNIL prévoit toutefois certaines situations exemptées de consentement et demande d’analyser les finalités du suivi au cas par cas. Il est donc préférable de ne pas appliquer une règle simpliste à tous les e-mails que vous envoyez.

Pour les adresses e-mail collectées avant la publication de la recommandation, la CNIL avait prévu une période transitoire permettant d’informer les destinataires et de leur permettre de s’opposer facilement au suivi. Cette période courait en principe jusqu’au 14 juillet 2026.

Besoin d’une information officielle pour vérifier votre situation ?

La CNIL a publié une recommandation complète ainsi qu’une FAQ destinée aux professionnels. Ce sont les meilleures ressources pour vérifier les règles applicables à votre situation.

Consulter les recommandations de la CNIL sur les pixels de suivi

Concrètement, que devez-vous faire avec votre newsletter ?

Pas besoin de paniquer et de supprimer votre liste d’abonnés.

En revanche, si vous utilisez des fonctionnalités de suivi, prenez quelques minutes pour vérifier votre configuration.

1. Vérifiez les fonctionnalités de suivi activées

Commencez par regarder ce que fait réellement votre plateforme d’e-mailing.

Vérifiez notamment si elle utilise un pixel pour mesurer les ouvertures et des liens individualisés pour mesurer les clics.

Les réglages disponibles dépendent de votre outil.

Si vous utilisez Brevo, la plateforme propose désormais une gestion du consentement au suivi par pixel au niveau de chaque contact. Elle permet notamment de distinguer le consentement à recevoir les e-mails du consentement au suivi des ouvertures et des clics.

Attention : les réglages peuvent évoluer. Consultez donc toujours la documentation officielle de votre outil plutôt qu’un tutoriel trouvé au hasard sur Internet il y a trois ans.

Vous utilisez Brevo et vous ne savez pas si votre configuration est conforme ?

Brevo a publié une documentation spécifique consacrée à la recommandation de la CNIL et aux réglages du suivi par pixel.

Voir les recommandations de Brevo sur le suivi des e-mails

2. Informez vos abonnés

La transparence est au cœur de la recommandation de la CNIL.

Vos abonnés doivent comprendre quelles données sont utilisées, pourquoi elles le sont et comment ils peuvent exercer leurs choix.

Pas besoin pour autant de transformer votre newsletter en contrat de 17 pages.

Une information claire, accessible et compréhensible est beaucoup plus utile.

Si votre base d’abonnés existait déjà avant l’entrée en application des nouvelles pratiques, vérifiez notamment que les personnes concernées ont bien été informées et disposent d’un moyen simple de s’opposer au suivi lorsque celui-ci est applicable.

3. Permettez à vos contacts de modifier leur choix

Le consentement n’est pas une case que l’on coche une fois pour toutes.

Les destinataires doivent pouvoir retirer leur consentement au suivi dans des conditions simples.

Dans Brevo, un lien permettant de retirer le consentement au suivi par pixel peut notamment être ajouté dans le pied de page des e-mails.

Cette possibilité vient compléter le traditionnel lien de désinscription de la newsletter.

Car là encore, ne plus vouloir recevoir vos e-mails et ne plus vouloir être suivi ne sont pas nécessairement le même choix.

Quelles sont les erreurs à éviter avec une newsletter en 2026 ?

« Je suis indépendant, donc je ne suis pas concerné »

La taille de votre entreprise ne vous dispense pas de respecter les règles relatives aux données personnelles.

Si vous gérez une liste d’abonnés et utilisez leurs données, vous êtes concerné par les obligations applicables à votre situation.

Supprimer sa newsletter par peur du RGPD

Le RGPD et les règles relatives aux traceurs ne signifient pas que vous devez abandonner votre newsletter.

Vous devez surtout comprendre quelles données vous collectez et pourquoi.

Une newsletter peut rester un excellent outil pour développer votre activité, fidéliser vos clients et maintenir une relation directe avec votre audience.

Acheter des listes d’e-mails

C’est une mauvaise idée pour de nombreuses raisons.

Une newsletter fonctionne mieux lorsqu’elle s’adresse à des personnes qui ont réellement choisi de recevoir vos communications.

Acheter des fichiers d’adresses ou ajouter des contacts sans base légale adaptée peut également poser des problèmes de conformité.

Collecter une adresse sans expliquer ce qui va se passer

Lorsqu’une personne s’inscrit à votre newsletter, elle doit comprendre qui collecte ses données, pourquoi, comment elles seront utilisées et comment elle pourra se désinscrire.

Et si vous utilisez également des mécanismes de suivi, les informations relatives à ce suivi doivent être présentées de manière claire, avec les choix appropriés lorsque le consentement est requis.

La newsletter reste un excellent outil pour développer votre activité

Toutes ces évolutions peuvent donner l’impression que l’e-mailing devient de plus en plus compliqué.

Pourtant, le principe reste simple : une bonne newsletter repose sur une relation de confiance.

Votre newsletter peut vous permettre de partager vos actualités, présenter vos nouveautés, transmettre votre expertise, annoncer vos événements ou simplement garder un lien régulier avec votre communauté.

Pour un artisan, elle peut raconter les coulisses d’un savoir-faire.

Pour un artiste, présenter une nouvelle création.

Pour un commerçant, annoncer une nouveauté ou une opération.

Pour un entrepreneur, partager des conseils et démontrer son expertise.

Le numérique responsable ne consiste donc pas à renoncer aux outils numériques.

Il consiste à les utiliser de manière plus transparente et plus respectueuse de votre audience.

Et si votre newsletter pouvait être à la fois efficace et plus simple à gérer ?

Mettre en place une newsletter ne consiste pas uniquement à créer un joli modèle d’e-mail. Il faut aussi réfléchir au formulaire d’inscription, aux données collectées, aux préférences des abonnés et aux réglages de votre outil d’e-mailing.
Chez Feeling and Create, nous pouvons vous accompagner dans la mise en place de votre newsletter et vous aider à comprendre les différents réglages de votre outil.

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À retenir

La recommandation de la CNIL sur les pixels de suivi ne remet pas en cause l’intérêt des newsletters.

Elle invite surtout les professionnels à être plus transparents sur les données collectées et à donner davantage de contrôle à leurs destinataires.

En 2026, retenez surtout ces quelques points :

  • un pixel de suivi peut collecter différentes informations sur l’utilisation d’un e-mail ;
  • le suivi des ouvertures et des clics doit être distingué de l’inscription à une newsletter ;
  • certains usages du suivi nécessitent le consentement préalable du destinataire ;
  • vos abonnés doivent être informés et pouvoir exercer leurs choix ;
  • les réglages dépendent de votre outil d’e-mailing et de votre situation ;
  • une newsletter reste un outil pertinent pour développer une relation durable avec votre audience.

Et surtout : pas besoin de devenir juriste pour envoyer une newsletter. Mais il est important de comprendre ce que fait votre outil et de configurer correctement vos pratiques.

Vous souhaitez être accompagné dans la mise en place de votre newsletter ?

Chez Feeling and Create, nous pouvons vous accompagner pour mettre en place une newsletter adaptée à votre activité et vous aider à mieux comprendre son fonctionnement.

Vous avez envie de lancer une newsletter, de remettre à plat votre configuration actuelle ou simplement de comprendre les réglages de votre outil d’e-mailing ?

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